Champ environnement, écosystème, milieu

13 novembre 2017 à 17h30, au CNAM.
La séance sera animé par Nicolas Sauret et Gérard Wormser.

animé par Servanne Monjour & Mattéo Tréléani (à distance de Montréal)
– Lundi 4 décembre : 17h30 – 19h30 –
CNAM, accès rue Conté, salle 33.3.20

En préparation du deuxième atelier edito18, Servanne Monjour et Matteo Treleani nous proposent de travailler autour de l’article « L’intelligence des traces » de Louise Merzeau (Intellectica, 2013).

Dans cet article, Louise Merzeau encourage à penser la trace numérique au-delà du seul paradigme indiciaire : nos traces ne sont plus seulement un symptôme ou le résultat d’un impensé (utilisé afin de tracer et de mesurer l’usager), mais elles constituent une écriture à part entière. Ainsi envisagée selon un paradigme performatif, la trace apparaît comme un élément d’agencement, comme une sorte de brique pouvant œuvrer à la « construction d’espaces communs de connaissance et de mémoire ».

C’est à partir de cette conception de la trace numérique que nous souhaitons orienter les débats autour de la problématique spatiale posée dans le séminaire : entre risque d’expropriation (identitaire, notamment) et possibilités d’aménagement (d’un territoire (?) numérique), comment la trace permet-elle de penser les modalités d’un environnement ou d’un habitat numérique?

23 janvier 2018 : Les circuits de la confiance dans l’environnement numérique
Organisateurs : Chloé Girard & Jérôme Valluy

Texte d'orientation de la séance

L'article de Louise part des fake news mais ça n'est pas son sujet ni le nôtre ici : “Quel que soit l’angle sous lequel on les observe, c’est sur l’énigme du médium que ces fausses nouvelles conduisent notre regard. Corps conducteur, milieu, organe : comment les idées se propagent-elles, comment leur circulation transforme-t-elle la réalité, comment le pouvoir s’incarne-t-il dans cette puissance de propagation ?”. “Avant d’être un effondrement de la vérité, la crise des fake news est le signe d’une redistribution des circuits de la confiance”

Nous nous en tiendrons ici à “comment les idées se propagent-elles”, à “la source et le lit” par lesquels naissent et se propagent les (dés)information dans le numérique.
Comment schématiser l'une et l'autre dans ce milieu ?

Environnement-source :

  • autorités
    • sans délibération : auto-édition = blogs et comptes Twitter persos,
    • délibération :
      • large : archétype = Wikipedia, pas forcément très reproduit,
      • restreinte : édition (au sens large) à comité de lecture, de rédaction.
  • auteurs :
    • nommés,
    • anonymes : part très très amplifiée dans le numérique, culture du pseudo.

Environnement-lit :

  • schéma affinitaire (bouche à oreille, rumeur) : part très, très amplifiée dans le numérique, culture du rebond
  • schéma radial : encore très important, information allant des sources centralisées vers les lecteurs

Relativement au schéma des média classiques et mass media les nouveautés du milieu numérique semblent concerner surtout :

  • l'amplification de l'anonymat de la source
  • l'amplification de rebond de lecteur à réseau affinitaire

Comment construire la confiance dans ce milieu ?
Il semble que Louise se contredise dans cet article : elle écrit d'abord “Plus encore que la source, c’est le lit par où s’écoule l’information qui conditionne sa crédibilité” pour en arriver à la notion de co-construction délibérative de la “vérité” qui montre au contraire que c'est le mode de construction de la source qui est important.

Peut-on donc imaginer des “journaux d'information” (au sens le plus large) délibératifs ? Est-ce qu'une rédaction, nommée, n'est pas déjà une source délibérative à petite échelle ? Est-ce que ça n'est pas la culture de la source qu'il faut développer ?

Les blogs persos comme les comptes de réseaux sociaux ont donné la parole à chacun, ce qui est très certainement à saluer, mais ce sont des paroles parfois anonymes et la plupart de temps hors réseau, au sens où elles s'expriment sans aucune délibération avant parution (co-auteurs, responsables éditoriaux, correcteurs, relecteurs…) ?

Cela nous amène à nuancer la notion de réseau, qui possède au moins deux facettes :

  • réseau de co-auteurs, relecteurs, éditeurs (qui sont aussi des relecteurs), correcteur, etc.
  • réseau de lecteurs

Un grand nombre de discours, dans le numérique, n'ont peu ou pas de la première. D'où l'importance de soutenir le geste éditorial, qui peut, et devrait sans doute, être est délibératif.

Les fake news comme révélateur d'un milieu numérique hors réseau de rédaction ?

13 mars 2018 : conférence de Thierry Bardini

* Prise de note

Champ territoire, espace, architecture

10 avril 2018 : atelier 4
Organisateurs : Emmanuel Château-Dutier & Enrico Agostini Marchese

* Prise de note

15 mai 2018 : atelier 5
Organisateurs : Marcello Vitali-Rosati & Évelyne Broudoux

* Prise de note

Conférence 2

5 juin 2018 : conférence de Lionel Ruffel

* Prise de note